La générale de la pièce de théâtre, “Fhama Corona” présentée à Alger

La générale de la pièce de théâtre, “Fhama Corona” présentée à Alger

La générale de la pièce de théâtre “Fhama Corona”, une comédie noire au jeu burlesque à plusieurs lectures, a été présenté jeudi à Alger devant un public peu nombreux.

Mis en scène par Mohamed Sahraoui (Badi) sur un texte de sa plume, le spectacle, accueilli à la salle Atlas, est inspiré de “Lefhama”, émission comique de divertissement diffusée durant 11 saisons, à la Télévision algérienne, avec une pléiade de jeunes comédiens d’alors, qui depuis, ont fait leurs chemins.

D’une durée de 90 mn, “Fhama Corona” traite, dans un ensemble de situations satiriques, des travers de la société et des nombreux manquements de l’individu envers le citoyen qu’il devrait être, révélés au grand jour par le nouveau mode de vie engendré par les contraintes liées à la pandémie du coronavirus.

Dans un spectacle sans trame où le fil conducteur tenait juste à l’idée de dénoncer les maux de la société à travers plusieurs situations indépendantes les unes des autres, une dizaine de comédiens ont évolué autour de plusieurs thématiques aux contenus pertinents, à l’instar de, l’hygiène, les mauvaises habitudes, le pouvoir d’achat, les problèmes de voisinage, le désordre social, la négligence ou encore le manque de civisme.

Les comédiens, Abderrahmane Robaï, Said Benatsou, Cheikh M’Hamed Tiarti, Abdellah Khelfoun, Maya Laïmeche, Mabrouk Mâamri, Hadjla Khelladi, Dalal Kessili, Aziz Rekaïci et Smaïl Benmohamed ont brillamment servi le spectacle dans des rôles comiques, à la limite du grotesque.

Dans une conception “avant-gardiste”, où le metteur en scène a délibérément maintenu l’esprit de l’”émission de télévision”, les différents tableaux de la pièce ont pris des allures de “rubriques” dont l’enchaînement donnait la nette impression d’être le résultat d’une opération de montage télévisuel.

Par moments, le spectacle s’est renforcé par des passages musicaux enregistrés au gros son, chantés par les comédiens pour souligner la synthèse d’une situation et tirer les enseignements s’y référant.

Certaines situations projetées d’abord à l’écran ont été conclues sur les planches, alors que les chants satiriques en chœurs ont judicieusement illustré les différentes situations, également servies par un éclairage subtil qui a su créer les atmosphères adéquates aux différentes thématiques traitées, dans un spectacle très applaudi par l’assistance.

Dans un moment solennel, l’ensemble des comédiens a rendu hommage aux deux compagnons de route disparus, Ahmed Benbouzid, connu sous le nom d’artiste de “Cheikh Atallah” (1970-2016) et “Cheikh Brahim Takhemarti”, Denbrik Brahim de son vrai nom (1959-2020), à travers la projection de deux de leurs anciennes vidéos, où chacun d’eux déclamait quelques une de ses poésies.

Œuvre de Hassan Atia, la scénographie, a restitué les atmosphères de l’émission télévisée, usant de simples accessoires ponctuels, et de la projection sur grand écran de différentes photos qui ont suggéré l’espace de chacune des situations jouées.

Annonçant son retour sur la scène artistique, Mohamed Sahraoui a fait part de sa “préférence à se produire en public”, avant d’émettre le souhait de voir “Fhama Corona”, partir en tournée nationale et “atteindre les endroits les plus reculés du pays”.

Produit par l’Office national de la Culture et de l’Information (ONCI), le spectacle “Fhama Corona” est reconduit à la salle Atlas, samedi et jeudi.

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Source : APS

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