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Wilaya de Tizi Ouzou (15) :

La wilaya de Tizi Ouzou (en berbère : Tanebḍit n Tizi Wezzu / en tifinagh: ⵜⴰⵏⴻⴱⴹⵉⵜ ⵏ ⵜⵉⵣⵉ ⵡⴻⵣⵓ / en arabe : ولاية تيزي وزو), est une wilaya algérienne située dans la région de la Grande Kabylie en plein cœur du massif du Djurdjura. Elle est divisée administrativement en 67 communes et 21 daïras3.

La wilaya de Tizi Ouzou s’étend sur 2 992,96 km2. La population résidente telle qu’évaluée lors du recensement de 2008 est de 1 127 607 habitants4. La densité atteint 381,21 habitants au km2.

De la période phénicienne à l’avènement de l’islam, soit environ de 800 av. J.-C. à 647 apr. J.-C., des traces et des vestiges précis attestent de l’existence de contacts entre les populations berbères locales et d’autres populations du bassin méditerranéen. Les Phéniciens se sont peu à peu implantés sur la côte kabyle : Dellys, Azeffoun, Tigzirt (Iomnium) et peu de temps à Makouda.

Les échanges commerciaux avec les populations locales semblent avoir été importants, et les techniques de décoration puniques auraient inspiré le travail des objets et ustensiles domestiques. Ainsi les caractères de certaines poteries kabyles partagent de nombreuses similitudes avec les motifs de décoration des céramiques puniques. Diverses pratiques puniques (comme les rites funéraires) auraient influencé les traditions locales.

Les Romains, au-delà des comptoirs puniques cités plus haut, se sont aventurés vers l’intérieur de la région. Des vestiges ont été localisés à Taourga, Djemâa Saharidj (Bida Municipium) et chez les Aït Fraoussen.

Le terme « Iflissen » serait le seul nom de tribu de cette époque que l’histoire ait pu nous faire parvenir.

Cette période de l’histoire laisse perplexe bon nombre d’historiens quant aux traces exploitables. Beaucoup d’informations sont à prendre au conditionnel.

Les périodes vandales (439-533) et byzantines (533-647) ont peu marqué la région. Ces « passants » ne laisseront « rien ou presque ».

La conquête Arabe de l’Afrique du Nord et la nouvelle donnée religieuse qu’elle véhicule ouvrent une ère dont les impacts sont non seulement tangibles mais autrement plus profonds.

Les premières incursions militaires arabes en Afrique du Nord orientale datent de 647. La ville de Kairouan, en Tunisie, fut fondée en 670. Malgré des résistances parfois très vives, l’islamisation des populations berbères progresse rapidement. Globalement deux modes caractérisent la pénétration puis l’enracinement de l’islam en Afrique du Nord.

Un mode non violent où il convient de parler d’adhésion des populations médiatisées par des religieux que la littérature ethno-historique désigne sous le vocable de « Marabout ».

Une pénétration beaucoup plus violente à l’instar de ce qui s’est passé dans la région des Aurès (célèbre résistance menée par Kahena/Cohen, la reine guerrière berbère).

Le cas de la Grande Kabylie illustre la première modalité de diffusion de l’islam. Le mouvement maraboutique a toujours été très influent dans la région.

L’historiographie de la région peut se prévaloir des travaux très précieux du penseur maghrébin Ibn Khaldoun. Son ouvrage, Kitab al-Ibar, est un outil très important pour comprendre cette période de l’histoire. Il établit une première nomenclature des tribus de la région. Celles-ci seraient au nombre de quatorze. Toutefois, il semblerait que l’auteur ait ignoré les tribus de la Kabylie maritime (Iflissen, Ouaguenoun, Zekfaoua). Selon Ibn Kheldoun, les tribus recensées résistent à l’autorité des Hafsides et refusent de payer l’impôt. Néanmoins, elles reconnaissent l’autorité du sultan hafside. Cette résistance est facilitée par la configuration géographique du territoire de ces tribus. Elles habitent des régions très montagneuses, et tellement boisées qu’un voyageur ne saurait y trouver son chemin. Il est difficile d’apprécier la densité de la population pour cette époque.

Les contacts avec les Hafsides de Bejaia, souvent d’ordre conflictuel (notamment pour la période du Xe siècle), ont cependant débouché sur une alliance avec les Ketama qui a contribué de façon décisive à l’avènement de la dynastie chiite des Fatimides. Toutefois, sur le plan religieux, le chiisme ne s’est jamais implanté dans la région.

Au XVIe siècle dans la réalité religieuse kabyle, on remarque une adhésion massive au rite malékite qui fait partie du courant majoritaire de l’islam, le Sunnisme. Le mouvement maraboutique pour sa part a connu une expansion certaine dès le début du XVIe siècle. Les grands réseaux d’enseignement coranique se mettent en place durant cette période. À la fin du XVIIIe siècle, une puissante confrérie maraboutique (La Rahmania) va s’implanter dans le sud-ouest de la Grande Kabylie.

C’est dans une conjoncture caractérisée par une certaine anarchie politique que se situe l’intervention Ottomane en Algérie. L’Afrique du Nord est l’objet de nombreuses convoitises de la part des puissances européennes. Face aux menaces espagnoles et aux dangers de la Reconquista, aucune autorité maghrébine n’est en mesure de faire face militairement. L’intervention Ottomane supplée donc à cette carence.

Le mode d’organisation des turcs laisse une certaine marge de manœuvre aux autorités locales. Le contrôle territorial direct est limité aux grands centres urbains.

En Grande Kabylie, le contrôle des tribus est partiel et fluctuant. L’organisation administrative et politique de la région consiste en une présence militaire ottomane tout à fait réduite. Les forces turques étaient stationnées en permanence à Bouira, Boghni et Tizi Ouzou. Lorsque les turcs désiraient exercer une pression, ils recouraient à l’argument stratégique du blocus par l’interdiction de circuler et de pénétrer sur les marchés des plaines.

Le contour administratif est globalement le suivant :

La Caïdat de Boghni : tutelle de 03 tribus

La Caïdat du Sebaou : Bordj-Sébaou et Bordj de Tizi-Ouzou, tutelle de 14 tribus.

Il s’avère qu’un gouvernement organisé a pu exister dans la région de la Haute-Kabylie (At Yahia). Il s’agit du Royaume de Koukou. Ce dernier est contemporain de l’implantation ottomane.

Ce royaume est issu de la dynastie des Ait-El-Kadi. Le premier des Aït-El-Kadi se prénommait Ahmed. C’était un ancien clerc dans la province de Annaba (durant la période hafside). Son ancêtre serait originaire de la tribu des Ait-Rorbi. Le royaume de Koukou dont l’emprise s’étendait sur la Grande Kabylie montagneuse amorce un déclin vers 1550, après un sanglant affrontement contre la qalaâ des Béni Abbès.

Ce n’est qu’au bout de 27 ans de lutte armée que l’armée française, à la suite de la bataille d’Icheriden, réussit à occuper totalement la région de la Grande Kabylie. Le bloc montagneux, jusque-là insoumis, a été pris dans l’étau d’un blocus du fait de l’occupation de points de communication stratégiques. En effet, l’occupation de Dellys, Drâa-El-Mizan et de Tizi-Ouzou s’était faite quelques années auparavant, c’est-à-dire entre 1844 et 1850.

Entre 1851, date de la nomination du général Randon en ses qualités de chef suprême de toutes les armées en Algérie de gouverneur général de cette colonie française et 1856, plusieurs tentatives de conquête de la Haute Kabylie, souvent menées par le Maréchal Randon en personne, se sont heurtées à une vigoureuse résistance menée par les Kabyles. Les résistants avaient comme meneurs Mohamed Al Amdjed Ben Abdemalek et son inspiratrice Lalla Fatma N’Soumer. Mohamed Al Amdjed Ben Abdelmalek dit « Boubeghla » (l’homme à la mule) mourut lors d’un guet-apens qui lui fut tendu par un caïd de la localité Béni-Mlikech (At Mlikec)et ses goums qui était à la solde de l’ennemi.

Une opération de grande envergure minutieusement préparée allait avoir lieu au printemps de 1857. Randon et son état-major avait tout prévu. Soutenu par l’empereur Napoléon III et son ministre de la défense, ayant les effectifs demandés avec la fin de la guerre de Crimée, ayant cerné la région à investir, l’exécution des opérations militaires commença à partir du 24 mai 1857. Les troupes françaises entreprirent l’assaut final sur la région. L’entame se fait sur les At-Iraten. Ce n’est qu’après 45 jours entre combats et trêve, que cette forteresse kabyle de l’indépendance millénaire fut prise. Durant cette période qui s’est étalée jusqu’au 11 juillet, date de la capture de Lalla Fadhma n Soumeur qui défendait l’ultime territoire insoumis accroché au Djurdjura, furent réalisés la route carrossable dite la route impériale, le fort colonial à qui on a destiné le nom de Fort-Napoléon en l’honneur de l’empereur des Français parallèlement à la destruction des vergers et des villages pour amener la population à accepter les conditions unilatérales de soumission.

S’ouvre alors une période qui ira jusqu’en 1871, durant laquelle l’occupant est régulièrement harcelé par des levées d’armes. L’instabilité atteindra son paroxysme avec la Grande insurrection de 1871, la « révolte des Mokrani » : en mars 1871, le cheikh El Mokrani, grand propriétaire foncier, se soulève et parvient à entraîner avec lui la Rahmaniyya ; en dépit de sa mort le 5 mai, puis de la soumission de la confrérie le 30 juin, la rébellion n’est entièrement vaincue qu’en janvier 1872 ; Cette rébellion était surtout le fait de régions kabyles extérieures au territoire de l’actuelle wilaya de Tizi-Ouzou. (Ath Abbas, Seddouk…) La répression se solde par une énorme amende de guerre et la confiscation de 446 000 hectares, de nombreuses arrestations et des déportations en Nouvelle-Calédonie (c’est l’origine des « Kabyles du Pacifique »). La colonisation se traduit aussi par une accélération de l’émigration vers d’autres régions du pays et vers l’étranger.

Deux types de politiques seront mises en place par l’occupant français. La première dite de commandements indigènes sera vite remise en cause parce que sans emprise réelle. L’administration française opte alors pour une politique de semi-contrôle puis d’assimilation totale après 1871.

L’organisation municipale est la « Voie royale » du point de vue colonial pour assimiler les populations mais surtout par le jeu des communes de plein exercice, donner la pleine mesure à la présence de populations coloniales par la création de centres de colonisation. L’impact de cette organisation sur l’organisation des tribus paraissait tout à fait formel. Le démantèlement de l’organisation tribale fractionnée en Douars a déstructuré l’ancienne organisation. La Djemâa, détentrice du pouvoir politique au niveau villageois, voit ses attributions complètement changées.

En 1871, quand éclate la Grande insurrection, les populations de la région, sensibles aux soulèvements militaires en cours, notamment ceux des Ouled Sidi Cheikh dans le Sud Ouest Algérien, prennent le parti d’entrer en guerre.

La raison majeure de cet embrasement réside dans la menace directe non seulement d’une assimilation politique et administrative, mais surtout d’une atteinte directe au statut des personnes (les naturalisations d’office). Cette insurrection met en évidence un profond refus de l’occupation française et des capacités de mobilisation militaire insoupçonnées dans la situation de l’époque.

Militairement, la région de Tizi Ouzou ne connaîtra aucun soulèvement de cette ampleur avant le début de la Révolution algérienne (1954 – 1962). Toutefois la résistance culturelle a pris des formes diverses. Par exemple, une forte opposition à la scolarisation des garçons et des filles jusqu’au début des années 1930. On peut également citer l’apprentissage clandestin de la langue arabe, concomitamment à l’apprentissage du Coran.

Par la suite, il y eut l’apparition et la diffusion d’un nationalisme algérien moderne. Les premières manifestations de ce nationalisme se sont faites parmi les émigrés algériens en France (constitution de l’Étoile Nord Africaine, syndicat de travailleurs maghrébins). Après les syndicats, ce fut au tour des partis politiques (Parti du Peuple Algérien, M.T.L.D….) de devenir les principaux porte-voix d’une population opprimée. Ils connurent un succès considérable notamment après les événements tragiques du 8 mai 1945. Des embryons de maquis se sont constitués dès 1946 dans les régions des Ouadhias et de Draâ El Mizan.

Au déclenchement de la révolution de novembre 1954, la région de Tizi Ouzou, de par sa sensibilité nationaliste aiguisée et aussi de par sa configuration géographique, se retrouve militairement au centre des événements qui mettront fin à 132 ans de colonisation.

La région militaire III ou Wilaya 3 (Kabylie) du FLN (Front de Libération National) dont faisait partie l’actuelle Wilaya de Tizi-Ouzou s’opposera efficacement à l’armée française. Les maquisards (Krim Belkacem) étaient présents dès 1945. La Wilaya de Tizi-ouzou a offert le plus grand nombre de Cadres et de Moudjahid à la lutte d’indépendance et détenait le plus grand nombre d’armes nécessaires à la guerre. Les opérations militaires françaises étaient d’autant plus dures qu’il fallait couper les villages des maquis. Les zones interdites se sont étendues à une grande partie de la zone montagneuse.

De 1954 à 1962, la région va aussi connaître une accentuation des difficultés économiques. Le parti tiré des maigres ressources locales sera gravement compromis. Les flux humains sous forme de migrations forcées vers Alger ou de travail sous forme d’émigration vers la France s’intensifient. La guerre a joué un rôle de facteur aggravant puisque l’essentiel de l’économie traditionnelle a été largement déstructuré.  

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